
360 heures supplémentaires volontaires dès le 1er avril 2026 : brut = net ?
Un pic d'activité se profile et vous cherchez de la marge sans faire exploser la facture salariale ? En 2026, le système des heures supplémentaires volontaires se transforme en profondeur. Le régime actuel des heures de relance s'arrête le 31 décembre 2025, mais le gouvernement fédéral prévoit une nouvelle réglementation qui entre en vigueur le 1er avril 2026. À la clé : un contingent porté à 360 heures supplémentaires volontaires par an, dont une grande partie sont des heures fiscalement avantageuses où le brut égale le net.
Cette réforme s'inscrit dans le nouvel accord de gouvernement et répond à une hausse temporaire de l'activité, tous secteurs confondus. En 2026, les travailleurs pourront prester davantage d'heures sans les charges classiques comme les cotisations sociales et le précompte professionnel, à condition qu'un accord écrit existe entre l'employeur et le travailleur. La période de transition court jusqu'au 31 mars 2026, après quoi le nouveau régime s'applique pleinement.
Voici, clairement, ce que prévoient les nouvelles règles dès 2026 : le fonctionnement du régime fiscal avantageux, ce qui change par rapport à 2025, et ce que cela signifie concrètement pour les employeurs comme pour les travailleurs à temps plein et à temps partiel. De quoi aborder sereinement les heures supplémentaires de 2026 et savoir quoi anticiper en payroll et en planification du personnel.
Heures volontaires ou classiques : la différence
Les heures supplémentaires volontaires forment un système à part : le travailleur preste des heures en plus, en toute conscience, sans obligation de repos compensatoire. C'est leur différence fondamentale avec les heures supplémentaires classiques, où le travailleur a droit à un sursalaire et à un repos compensatoire, et où cotisations sociales et impôts s'appliquent intégralement.
En 2026, ce système devient un outil flexible pour les employeurs confrontés à un pic de charge ou à une pression de travail imprévue. L'accent porte moins sur le travail structurel supplémentaire que sur la mobilisation temporaire : employeur et travailleur fixent à l'avance des accords clairs sur le nombre d'heures prestées en plus.
Point important : ces heures ne sont jamais une obligation automatique. Le travailleur ne peut les prester que s'il y consent explicitement. Sans accord écrit, impossible de les faire prester. Résultat : un système transparent et contrôlable pour le payroll et les RH.
Régime fiscal avantageux : l'impact sur la paie
Le régime fiscal avantageux pèse surtout sur la manière dont les salaires sont calculés et traités dans les systèmes de payroll. Contrairement aux heures supplémentaires classiques, ces heures en plus échappent aux retenues habituelles : le montant net grimpe sans que le salaire brut augmente.
Pour le payroll, cela suppose une séparation nette entre les heures de travail ordinaires et les heures supplémentaires volontaires. L'application correcte du contingent, le bon code salarial et un traitement sans faille sont essentiels pour éviter les risques fiscaux et sociaux. L'automatisation joue ici un rôle clé, surtout pour les travailleurs qui prestent régulièrement des heures en plus.
Côté employeurs, le système apporte de la prévisibilité dans les coûts salariaux. Côté travailleurs, on sait à l'avance quel montant net tombera sur le compte. C'est précisément cette transparence qui fait des heures supplémentaires volontaires, dès 2026, un outil prisé dans la planification du personnel et l'administration salariale.
Qui y a droit et comment se passe la transition ?
Une période de transition démarre le 1er janvier 2026 : la prolongation des heures de relance continue temporairement de s'appliquer. Ces heures de relance restent valables durant le premier trimestre 2026, en attendant l'instauration définitive du nouveau régime d'heures supplémentaires volontaires au 1er avril 2026.
Dans ce système, les travailleurs à temps plein peuvent prester des heures supplémentaires volontaires sur la base d'un accord entre l'employeur et le travailleur. Le contingent maximal est fixé à 360 heures par année calendrier. Sur ce total, 240 heures supplémentaires volontaires sont exonérées de cotisations sociales et d'impôts : elles sont payées en net, le brut étant égal au net.
Dans certains secteurs, le nombre peut être relevé à 450 heures, soit un maximum de 450 heures supplémentaires volontaires par an. Les travailleurs en incapacité de travail, eux, n'y ont pas droit. Un enregistrement correct des heures prestées reste essentiel pour le payroll et l'administration du personnel, en particulier dans la perspective des évaluations prévues sur la période 2026-2028.