
Écochèques 2026 : obligatoires ou non selon la commission paritaire
Votre responsable RH frappe à la porte. « Chef, les écochèques — on doit les recommander cette année ? » Honnêtement, vous n'en avez aucune idée. L'an dernier, le secrétariat social s'en est occupé, non ? Mais cette fois, vous voulez gérer ça vous-même. Ou peut-être hésitez-vous : votre secteur rend-il vraiment ces écochèques obligatoires ?
Vous n'êtes pas le seul. Savoir si les écochèques sont obligatoires est l'une des questions RH les plus posées en Belgique. Et la réponse est — typiquement belge — tout sauf simple. Elle dépend de votre commission paritaire, de votre CCT sectorielle et parfois même d'accords au niveau de l'entreprise.
Dans cet article, nous expliquons clairement quand les écochèques sont obligatoires, quel est le montant maximum, comment les calculer pour les travailleurs à temps partiel, et ce que vous pouvez précisément acheter avec. Sans charabia juridique, avec des chiffres concrets.
Que sont précisément les écochèques ?
Un écochèque est un chèque électronique avec lequel votre travailleur achète des produits et services écologiques. Pensez aux appareils ménagers économes en énergie, à l'alimentation biologique, aux articles de seconde main ou à une nuit dans un hôtel labellisé Clé Verte.
L'écochèque a été introduit en 2009 via un accord interprofessionnel. L'idée ? Offrir aux travailleurs un avantage extralégal qui stimule en même temps la consommation durable. Les chèques sont émis par quatre sociétés émettrices agréées : Edenred, Monizze, Pluxee (l'ancien Sodexo) et G.O.T. Connection.
Important à savoir : les écochèques ne sont pas une initiative publique. Ce sont des chèques privés que vous commandez en tant qu'employeur auprès de l'une de ces quatre entreprises. L'État fixe toutefois les règles du jeu et le cadre fiscal.
Les écochèques sont-ils obligatoires ? Ça dépend du secteur
En principe, les écochèques ne sont pas obligatoires, mais de nombreux secteurs les imposent via une CCT. Ici, on entre dans le juridique. Pas le juridique ennuyeux, mais l'important.
Il n'existe aucune obligation légale générale pour les employeurs d'octroyer des écochèques. Mais — et c'est un grand mais — bon nombre de secteurs ont, via une convention collective de travail (CCT), bel et bien décidé que les employeurs doivent octroyer des écochèques.
Concrètement : que les écochèques soient obligatoires pour vous en tant qu'employeur dépend entièrement de votre commission paritaire et de la CCT sectorielle qui y est d'application.
Les écochèques sont obligatoires si :
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Votre commission paritaire a une CCT qui prévoit des écochèques
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Votre entreprise a sa propre CCT ou un accord individuel qui fixe les écochèques
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Vous relevez de la commission paritaire auxiliaire pour employés (CP 200) — où les écochèques sont sectoriellement obligatoires
Les écochèques ne sont pas obligatoires si :
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Votre commission paritaire n'a pas de CCT prévoyant des écochèques
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Aucun accord n'existe au niveau de l'entreprise sur les écochèques
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Vous travaillez dans le secteur public (le régime ne vaut que pour le secteur privé)
Nous voyons régulièrement des employeurs partir du principe que les écochèques sont automatiquement obligatoires. C'est faux. Mais si votre secteur les prévoit et que vous ne les octroyez pas, vous avez bel et bien un problème. Car vous êtes alors en infraction avec la CCT sectorielle.
Écochèques par commission paritaire : les secteurs clés
Les règles varient d'un secteur à l'autre : voici les principales commissions paritaires en 2026. Attention toutefois : les accords sectoriels sont régulièrement renégociés. Vérifiez toujours la CCT la plus récente pour votre CP.
CP 200 - Commission paritaire auxiliaire pour employés
C'est le plus grand groupe. Vous travaillez avec des employés qui ne relèvent pas d'une commission paritaire spécifique ? Vous relevez alors presque certainement de la CP 200. Et là, les écochèques sont obligatoires.
Le montant pour un travailleur à temps plein avec une période de référence complète : 250 euros par an. La période de référence court de juin de l'année précédente à mai de l'année en cours. Le paiement a lieu en juin.
Pour les travailleurs à temps partiel en CP 200, ces montants s'appliquent (indicatif, 2026) :
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Occupation 4/5 : 250 euros
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Occupation 3/5 : 200 euros
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Mi-temps : 150 euros
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Moins qu'un mi-temps : 100 euros
Avec plus de 15 ans d'expérience dans le payroll belge, nous savons que la CP 200 génère de loin le plus de questions sur les écochèques. Logique aussi, puisque c'est la plus grande commission paritaire du pays.
CP 124 - Construction
Grand changement en 2026. Le secteur de la construction a connu pendant des années des écochèques de 115 euros par an. Mais l'accord sectoriel 2025-2026 supprime ce régime. Les écochèques sont octroyés une dernière fois en mai 2026, pour la période de référence du 1er avril 2025 au 31 mars 2026. Ensuite, ils disparaissent et sont remplacés par des chèques-repas.
Si vous êtes dans la construction : veillez à traiter correctement cette dernière attribution. Et préparez-vous au passage aux chèques-repas.
CP 302 - Horeca
Dans le secteur horeca, il existe aussi des accords sur les écochèques, même si les montants varient. Le secteur a récemment demandé un élargissement des possibilités de dépense des écochèques. Vérifiez la CCT sectorielle la plus récente pour les modalités exactes dans votre sous-secteur.
CP 140 - Transport et logistique
Au sein de la CP 140, certains sous-secteurs prévoient des écochèques. Les montants et conditions peuvent fortement varier d'un sous-secteur à l'autre. Ici, il est vraiment essentiel de vérifier votre CCT spécifique ou de prendre contact avec votre secrétariat social.
CP 220 - Industrie alimentaire
L'industrie alimentaire prévoit elle aussi des écochèques via des CCT sectorielles. L'accord sectoriel 2025-2026 fixe les modalités pour cette période.
Autres commissions paritaires
Le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale publie un aperçu sectoriel complet des écochèques qui indique, par commission paritaire, si les écochèques sont obligatoires, quel montant s'applique et quelle période de référence est concernée. Ce document est régulièrement mis à jour.
Un doute sur votre situation ? Vous pouvez aussi confier cela à un partenaire payroll qui connaît toutes les commissions paritaires. Chez Recruit, nous suivons les accords sectoriels pour chaque CP dans laquelle vous occupez des travailleurs — pour que vous n'ayez pas à y perdre le sommeil.
Le montant maximum : 250 euros par an
Le montant maximum des écochèques est de 250 euros par travailleur et par an. Chaque chèque individuel peut valoir au maximum 10 euros. Ces limites ne sont pas arbitraires : elles sont fixées pour préserver l'exonération ONSS.
Vous dépassez ces 250 euros ? Vous perdez alors l'exonération complète de cotisations sociales et d'impôts. Pas seulement sur la partie au-dessus de 250 euros, mais sur le montant total. C'est à éviter.
Tous les secteurs n'octroient pas le montant maximal de 250 euros. En CP 200, c'est effectivement 250 euros pour les travailleurs à temps plein, mais dans la construction (CP 124), c'était par exemple 115 euros. Le montant dépend de ce que prévoit la CCT sectorielle.
Conditions de l'exonération ONSS
Les écochèques sont exonérés d'ONSS et d'impôts, mais uniquement si vous remplissez toutes les conditions. C'est l'essentiel pour les employeurs. S'il vous en manque une, les écochèques sont considérés comme un salaire ordinaire — et vous y payez des cotisations sociales et des impôts.
Les conditions en bref :
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Les écochèques ne peuvent remplacer ni salaire, ni prime, ni autre avantage (sauf les chèques-repas)
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Ils sont octroyés via une CCT sectorielle, une CCT d'entreprise ou un accord individuel écrit
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La valeur nominale par chèque s'élève à 10 euros maximum
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Le montant annuel total par travailleur ne dépasse pas 250 euros
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Le chèque mentionne une durée de validité de 24 mois et le fait qu'il ne peut être dépensé que pour des produits et services écologiques
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Le chèque est nominatif (au nom du travailleur)
Logique, non ? Et pourtant, dans la pratique, cela tourne parfois mal. Des employeurs qui oublient de fixer l'attribution par écrit. Ou qui dépassent par mégarde les 250 euros à cause d'une erreur de calcul chez les travailleurs à temps partiel.
Envie d'en savoir plus sur l'impact plus large sur votre coût salarial ? Consultez notre article sur le calcul du coût salarial pour un aperçu complet de toutes les composantes.
Calcul au temps partiel et entrée-sortie de service
Les travailleurs à temps partiel et ceux qui ne sont pas en service toute l'année ont droit à des écochèques au prorata. Beaucoup d'employeurs trébuchent ici. Le calcul n'est pas toujours transparent.
Travailleurs à temps partiel
La règle de base : les travailleurs à temps partiel ont droit à des écochèques au prorata de leur fraction d'occupation. Cette fraction est le rapport entre leur durée hebdomadaire moyenne de travail et celle d'un travailleur à temps plein (généralement 38 heures).
Certains secteurs, comme la CP 200, travaillent avec des tranches fixes plutôt qu'un prorata exact. Nous avons déjà donné ces montants : 250, 200, 150 ou 100 euros selon votre régime de travail.
D'autres secteurs calculent bien le prorata exact. Un travailleur qui preste 30 heures sur une semaine de 38 heures reçoit alors : 250 x (30/38) = 197,37 euros. Arrondi au multiple le plus proche de la valeur du chèque.
Entrée et sortie de service
Les travailleurs qui entrent ou sortent de service pendant la période de référence reçoivent des écochèques au prorata temporis. Concrètement : vous divisez la période de référence et calculez le montant sur la base de la période effectivement prestée.
Dans certains secteurs, cela se calcule par semaine (1/25e par semaine prestée, avec un maximum de 25/25es). Dans d'autres, par mois. Le mode de calcul exact figure dans la CCT sectorielle.
En cas de sortie de service, les écochèques au prorata doivent être octroyés au plus tard au moment de la sortie de service. Ne l'oubliez pas — c'est une erreur fréquente.
Périodes assimilées
Certaines périodes d'absence sont assimilées à du travail effectif pour le calcul des écochèques. Pensez aux vacances annuelles, aux jours fériés légaux, au petit chômage et aux 30 premiers jours de salaire garanti en cas de maladie. Mais toutes les absences ne comptent pas. La maladie de longue durée après la période de salaire garanti ne compte généralement pas.
La vérité honnête ? Ces calculs sont assez complexes pour qu'on s'y trompe. Beaucoup des employeurs que nous accompagnons chez Umeris confient délibérément cette tâche à leur partenaire payroll. Un système automatique qui connaît votre commission paritaire et applique le bon calcul au prorata vous épargne des heures de casse-tête.
Écochèques ou chèques-repas : quelle différence ?
Les deux sont des avantages extralégaux fiscalement intéressants, mais ils fonctionnent très différemment : attribution, montant, dépense et traitement fiscal. Une question qui revient étonnamment souvent.
Attribution Les chèques-repas sont octroyés par jour presté. Les écochèques, sur une base annuelle (ou semestrielle, selon le secteur). Vous ne pouvez donc pas simplement remplacer l'un par l'autre, sauf si la CCT sectorielle l'autorise.
Montant Le montant maximum pour les chèques-repas est de 10 euros par jour presté (depuis 2026), dont l'employeur contribue au maximum à hauteur de 8,91 euros. Pour les écochèques, le maximum est de 250 euros par an.
Dépense Avec les chèques-repas, vous achetez de l'alimentation et des repas. Avec les écochèques, des produits et services écologiques. La liste de dépenses des écochèques est bien plus large que beaucoup ne le pensent (nous y reviendrons).
Fiscal Les deux sont exonérés de cotisations ONSS et d'impôts pour le travailleur, à condition de respecter les conditions. Pour l'employeur, les chèques-repas sont fiscalement déductibles (la part patronale jusqu'à 2 euros par chèque). Les écochèques ne le sont pas — ce sont des frais professionnels non déductibles. Cela rend les chèques-repas un peu plus avantageux fiscalement pour l'employeur.
Conversion Détail intéressant : les écochèques peuvent être convertis en chèques-repas, sans que cela soit considéré comme un remplacement de salaire. L'inverse n'est pas autorisé. Le secteur de la construction (CP 124) en profite précisément en 2026 en supprimant les écochèques et en introduisant des chèques-repas.
Plus d'informations sur les règles relatives aux chèques-repas dans notre article sur les chèques-repas comme employeur en 2026.
Que pouvez-vous acheter avec des écochèques ?
La liste de dépenses des écochèques est plus étendue que la plupart des travailleurs ne le réalisent. Quatre grandes catégories :
Produits et services écologiques Appareils ménagers économes en énergie avec un bon label énergétique (A, B, C ou D pour les réfrigérateurs et congélateurs, A pour les lave-linge). Éclairage LED. Panneaux solaires et matériaux d'isolation. Pommeaux de douche économes en eau.
Bio et circuit court Tous les produits alimentaires portant le label bio européen ou le label Biogarantie. Produits agricoles et horticoles en circuit court. Abonnements à des paniers de légumes de fermes locales.
Tourisme et mobilité durables Nuitées dans des hôtels et B&B labellisés Clé Verte. Visites de zoos et parcs naturels. Vélos (y compris électriques). Abonnements aux transports en commun.
Réemploi et seconde main Presque tous les produits de seconde main, sauf les appareils à moteur non électrique ou hybride. Magasins de seconde main, vêtements d'occasion, électronique reconditionnée.
La liste complète et actualisée se trouve sur myecocheques.be et sur les sites d'Edenred, Monizze et Pluxee. La liste est mise à jour périodiquement par le Conseil National du Travail.
En pratique : comment octroyer des écochèques ?
Pour octroyer des écochèques, suivez six étapes : vérifier l'obligation, choisir un émetteur, formaliser par écrit, calculer, commander et mentionner sur la fiche de paie. Prenons un peu de recul pour ceux qui le font pour la première fois.
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Vérifiez si votre commission paritaire rend les écochèques obligatoires. Consultez la CCT sectorielle ou demandez-le à votre secrétariat social.
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Affiliez-vous à une société émettrice agréée : Edenred, Monizze, Pluxee ou G.O.T. Connection. Comparez leurs frais administratifs, car ils diffèrent.
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Prévoyez une base écrite. Cela peut être une CCT sectorielle (qui existe déjà si votre secteur prévoit des écochèques), une CCT d'entreprise ou un accord individuel écrit par travailleur.
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Calculez le montant correct par travailleur, en tenant compte de la fraction d'occupation et de la période de référence.
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Commandez les écochèques à temps auprès de votre société émettrice. La plupart des secteurs prévoient l'attribution en juin ou à un autre moment fixe.
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Mentionnez les écochèques sur la fiche de paie de votre travailleur.
Cela ressemble à six étapes, mais dans la pratique, votre secrétariat social ou partenaire payroll réalise la majeure partie de ce travail. Cela ne devient compliqué que si vous combinez plusieurs commissions paritaires ou comptez beaucoup de travailleurs à temps partiel avec des fractions d'occupation différentes.
Erreurs fréquentes avec les écochèques
Les erreurs les plus fréquentes : commander trop tard, oublier l'accord écrit, mal calculer le prorata, dépasser 250 euros et oublier la sortie de service. Après plus de 15 ans dans le payroll belge, nous avons vu passer à peu près toutes les erreurs.
Commander trop tard. Certains employeurs ne commandent les écochèques que lorsque les travailleurs les réclament. À ce moment-là, la deadline peut déjà être passée. Planifiez la commande bien à l'avance.
Pas d'accord écrit. Si les écochèques ne sont pas obligatoires via une CCT sectorielle mais que vous voulez quand même les octroyer, vous avez besoin d'un accord écrit. Sans cet accord, vous perdez l'exonération ONSS.
Erreur dans le calcul à temps partiel. Calculer au prorata n'est pas difficile, mais cela tourne mal si vous appliquez la mauvaise fraction d'occupation ou évaluez mal les périodes assimilées.
Octroyer des écochèques au-dessus de 250 euros. Parfois par erreur de calcul, parfois parce qu'un travailleur reçoit des écochèques à la fois via le secteur et via un accord d'entreprise. Le total ne peut jamais dépasser 250 euros par an.
Oublier lors de la sortie de service. Les écochèques au prorata doivent être octroyés au départ du travailleur. C'est assez souvent négligé.
Questions fréquentes
Les écochèques sont-ils obligatoires pour tous les employeurs en Belgique ? Non. Les écochèques ne sont pas automatiquement obligatoires. Que vous deviez les octroyer dépend de votre commission paritaire et de la CCT sectorielle. En CP 200 (commission paritaire auxiliaire pour employés), ils sont bel et bien obligatoires. Dans d'autres secteurs, cela peut varier.
À combien s'élèvent les écochèques au maximum par an ? Le maximum légal est de 250 euros par travailleur et par an. Chaque chèque individuel peut valoir au maximum 10 euros. Ce maximum est une condition de l'exonération ONSS et fiscale.
Dois-je octroyer des écochèques à un travailleur qui entre en service en cours d'année ? Oui, au prorata. Le travailleur a droit à des écochèques pour la période où il ou elle était effectivement en service durant la période de référence. Le calcul exact dépend de votre CCT sectorielle.
Puis-je convertir des écochèques en chèques-repas ? Oui, c'est autorisé. Les écochèques peuvent être remplacés par des chèques-repas sans que cela soit considéré comme un remplacement de salaire. Le mouvement inverse (des chèques-repas vers des écochèques) n'est pas autorisé.
Que se passe-t-il si je n'octroie pas les écochèques alors que mon secteur l'impose ? Vous êtes alors en infraction avec la CCT sectorielle. Les travailleurs peuvent réclamer les écochèques, éventuellement via le syndicat ou le tribunal du travail. Vous risquez aussi une régularisation par l'ONSS.
Combien de temps les écochèques sont-ils valables ? Les écochèques sont valables 24 mois à partir de la date de mise à disposition au travailleur. Passé ce délai, ils expirent. Les chèques réactivés (après expiration) ne sont valables que 3 mois.
En résumé
Écochèques obligatoires ou non ? Cela dépend de votre commission paritaire. En CP 200, la réponse est oui, et cela concerne une grande partie des employés belges. Dans d'autres secteurs, vous devez vérifier la CCT sectorielle. Le montant maximum est de 250 euros par an, les chèques sont valables 24 mois, et en tant qu'employeur, vous devez remplir des conditions strictes pour conserver l'exonération ONSS.
Les règles ne sont pas compliquées une fois que vous les connaissez. Mais avec plusieurs commissions paritaires, des travailleurs à temps partiel et des régimes d'entrée et de sortie, cela devient vite un casse-tête. Et ce casse-tête, vous voulez le résoudre correctement — car les erreurs vous coûtent l'exonération ONSS complète.
En cas de doute : consultez votre secrétariat social, un expert RH ou les informations du SPF Emploi. Mieux vous êtes informé, moins vous aurez de surprises.
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Les informations contenues dans cet article sont purement informatives et ne remplacent pas un conseil juridique ou comptable professionnel. La législation du travail évolue régulièrement. Consultez toujours la législation en vigueur ou prenez contact avec un expert RH pour un conseil adapté à votre situation.