
Nouvelles règles flexi-job au 1er juillet 2026 : ce que tout employeur doit savoir
La réglementation sur les flexi-jobs connaît des changements importants en 2026. Pour les employeurs comme pour les travailleurs, les conditions, les plafonds et les règles administratives évoluent. Le droit du travail est adapté pour rendre les flexi-jobs plus accessibles, tout en les encadrant mieux au sein du marché de l'emploi.
Cet article vous offre un aperçu clair et pratique de ce qui change à partir du 1er juillet 2026, de l'impact sur votre organisation et des points dont vous devez tenir compte, en tant qu'employeur, lorsque vous faites appel à des flexi-jobbers. De quoi être parfaitement préparé aux nouvelles règles.
Flexi-jobs : qu'est-ce qui change en 2026 ?
La réforme des flexi-jobs s'inscrit dans l'accord de gouvernement 2025-2029 (gouvernement De Wever I) et est mise en œuvre de façon échelonnée. Les mesures relatives au plafond de revenus relevé sont déjà approuvées et s'appliquent rétroactivement à partir de l'année de revenus 2025. L'extension à tous les secteurs entre en vigueur le 1er juillet 2026.
Concrètement, les flexi-jobs deviennent possibles dans pratiquement tous les secteurs, ce qui représente un tournant important par rapport aux années précédentes, où le système était plus restreint. En parallèle, les plafonds, les cotisations sociales et les conditions sont clarifiés dans le droit du travail, afin d'éviter les abus. Les secteurs conservent toutefois la possibilité d'exclure ou d'encadrer les flexi-jobs via un opt-out.
Pour les employeurs, cela implique des changements en matière d'administration, de planification et de traitement salarial. Recourir aux flexi-jobs demande donc une approche adaptée.
À qui s'adressent les flexi-jobs dès 2026 ?
Les flexi-jobs restent avant tout destinés à ceux qui exercent déjà une activité principale. Les travailleurs qui prestent au moins 80 % (4/5) d'un temps plein chez un autre employeur peuvent exercer un flexi-job, pour autant qu'ils remplissent les conditions. Cette condition d'occupation est vérifiée sur la base du troisième trimestre précédant le flexi-job (T-3).
Les pensionnés peuvent eux aussi travailler comme flexi-jobbers, sans condition d'occupation préalable. Une distinction importante s'applique ici entre les pensionnés légaux et les personnes en pension anticipée (voir plus loin).
Point essentiel : celui qui entre en ligne de compte doit pouvoir le démontrer trimestre par trimestre via des déclarations Dimona et ONSS correctes. Le contrôle s'effectue automatiquement lors de la déclaration Dimona.
Combien peut-on gagner via un flexi-job en 2026 ?
Le plafond de revenus est l'un des changements les plus commentés. Pour les flexi-jobbers non pensionnés, un maximum de 18 440 euros par an de revenus exonérés d'impôts issus de flexi-jobs s'applique (montant indexé pour l'année de revenus 2026). Ce plafond relevé (auparavant 12 000 euros) s'élevait à 18 000 euros pour l'année de revenus 2025 et est indexé chaque année.
Plafonds pour les pensionnés
Pour les pensionnés, d'autres règles s'appliquent selon leur situation :
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Pensionnés légaux (66 ans ou 45 ans de carrière) : peuvent gagner un complément sans limite via les flexi-jobs, totalement exonéré d'impôts et de cotisations sociales.
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Personnes en pension anticipée : pour elles, une limite de 8 121 euros maximum de revenus annuels non imposés issus de flexi-jobs s'applique en 2026. Un dépassement entraîne une réduction de la pension proportionnelle au montant dépassé.
Les employeurs ont tout intérêt à communiquer clairement cette distinction aux flexi-jobbers qui sont pensionnés.
Quels secteurs sont concernés au 1er juillet 2026 ?
L'extension à tous les secteurs est un grand changement. Là où les flexi-jobs n'étaient possibles que dans des domaines spécifiques (comme l'horeca, le commerce de détail et quelques autres secteurs), ils sont désormais autorisés par défaut dans chaque secteur à partir du 1er juillet 2026.
Le principe de départ change complètement : les flexi-jobs sont dorénavant possibles, sauf si un secteur décide explicitement de ne pas les autoriser via un opt-out. Au sein d'un secteur, syndicats et employeurs peuvent décider ensemble d'exclure ou de limiter les flexi-jobs. Les secteurs qui optent d'abord pour un opt-out peuvent ensuite revenir en arrière via un opt-in.
On s'attend à ce qu'une minorité de secteurs seulement choisisse l'exclusion. Les employeurs doivent toutefois vérifier au préalable si leur secteur autorise les flexi-jobs, selon la commission paritaire et les accords CCT existants.
ONSS et cotisations sociales : les changements
Les flexi-jobs restent attractifs grâce au statut ONSS avantageux. Les employeurs paient une cotisation patronale spéciale de 28 % en plus du salaire flexi, tandis que le flexi-jobber n'est redevable d'aucune cotisation sociale personnelle. Le principe « brut = net » reste acquis pour le travailleur.
L'autorité fédérale veut limiter les charges administratives pour les employeurs, tout en garantissant une déclaration correcte. Pour les employeurs, cela signifie que le traitement salarial et le reporting trimestriel exigent une attention particulière, surtout pour les flexi-jobbers actifs dans plusieurs secteurs.
Malgré l'absence de cotisations personnelles, les flexi-jobbers se constituent néanmoins des droits sociaux (pension, pécule de vacances, allocation de chômage).
Conditions salariales et règle des 150 %
Le salaire flexi est soumis à des règles. Il ne peut être inférieur au salaire minimum sectoriel ni supérieur à 150 % du salaire minimum de base de la fonction.
Le gouvernement adapte l'application de cette règle des 150 %. À l'avenir, le plafond de 150 % sera calculé uniquement sur le salaire minimum de base. Les primes et suppléments ne sont pas pris en compte, à condition qu'ils soient octroyés sur la base de dispositions légales ou réglementaires.
Spécifique à l'horeca
Dans le secteur horeca, le salaire horaire maximal passe de 17 à 21 euros de l'heure. Cela offre davantage de flexibilité aux employeurs de ce secteur.
Travailler dans des entreprises liées
Un assouplissement important : l'interdiction faite aux travailleurs à temps plein d'exercer un flexi-job dans une entreprise liée est supprimée. Cela signifie qu'un travailleur occupé à temps plein dans l'entreprise A peut désormais travailler comme flexi-jobber dans l'entreprise B du même groupe.
Ce changement est surtout pertinent pour l'horeca, où de nombreux établissements fonctionnent avec plusieurs implantations ou sociétés.
Les bureaux d'intérim obtiennent eux aussi davantage de possibilités : ils pourraient occuper une même personne à la fois comme intérimaire et comme flexi-jobber, tant que ce n'est pas chez le même utilisateur.
Heures supplémentaires volontaires et accord
Les flexi-jobbers peuvent, dans certains cas, prester des heures supplémentaires volontaires. Cela n'est possible que moyennant l'accord écrit du travailleur et dans les limites fixées.
Faire prester des heures supplémentaires volontaires à un travailleur exige des accords transparents et un enregistrement correct. Il ne s'agit pas d'une prolongation automatique du contrat, mais d'un choix conscient des deux parties.
Quel impact administratif pour les employeurs ?
La nouvelle réglementation s'accompagne de points d'attention sur le plan administratif :
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Convention-cadre : une convention écrite qui fixe les conditions générales entre l'employeur et le flexi-jobber.
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Contrat de travail flexi-job : une convention distincte pour chaque occupation effective.
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Déclaration Dimona : une déclaration correcte et dans les délais pour chaque flexi-jobber (Dimona-FLX).
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Contrôle des règles sectorielles : vérifier si le secteur autorise les flexi-jobs et à quelles conditions.
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Communication sur les plafonds : surtout pour les flexi-jobbers pensionnés, il est important de communiquer clairement les limites en vigueur.
Un bon logiciel de payroll et des procédures claires font ici toute la différence.
Flexi-jobs et pensionnés : points d'attention
Pour les pensionnés légaux, le flexi-job reste particulièrement attractif : un complément sans limite, sans impôts ni cotisations sociales, avec accès à une offre de secteurs bien plus large à partir de juillet 2026.
Pour les personnes en pension anticipée, des règles plus strictes s'appliquent :
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Maximum 8 121 euros par an de revenus issus de flexi-jobs (montant 2026)
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Un dépassement entraîne une réduction de la pension
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Cette limite disparaît le 1er janvier de l'année au cours de laquelle la personne atteint 66 ans
Les employeurs ont tout intérêt à signaler ces règles aux flexi-jobbers pensionnés et à les orienter vers mypension.be ou mycareer.be pour leur situation personnelle.
Aperçu : dates et changements clés
| Changement | Date d'entrée en vigueur |
|---|---|
| Plafond relevé à 18 440 euros (non-pensionnés) | Année de revenus 2026 (indexé) |
| Extension à tous les secteurs | 1er juillet 2026 |
| Mécanisme opt-out/opt-in pour les secteurs | 1er juillet 2026 |
| Suppression de l'interdiction entreprises liées | 1er juillet 2026 |
| Adaptation de la règle des 150 % | 1er juillet 2026 |
| Salaire horaire max. horeca relevé à 21 euros | 1er juillet 2026 |
Remarque importante
Attention : une partie de cette législation doit encore être définitivement confirmée et publiée. Les grandes lignes sont fixées dans l'accord de gouvernement et l'accord budgétaire, mais les modalités exactes peuvent encore changer. Consultez régulièrement les sources officielles ou votre secrétariat social pour l'information la plus actuelle.
Dernière mise à jour : janvier 2026
Sources : Accord de gouvernement 2025-2029, Acerta, Securex, Liantis, ONSS, Partena Professional