
Intempéries en 2026 : que paie l'employeur ?
Dernière mise à jour : octobre 2026
Lundi matin, moins cinq degrés. Tout est gelé et votre équipe ne peut pas travailler dehors. Si vous renvoyez tout le monde à la maison, qui paie cette journée ? Et si le gel dure toute la semaine ?
Le mauvais temps ne permet pas, à lui seul, de ne plus payer de salaire. Avec le chômage temporaire pour intempéries, vous suspendez le contrat de vos ouvriers, et l'ONEM leur verse une allocation. Ce n'est possible que si le travail est réellement impossible et si vous remplissez les formalités à temps.
Dans cet article : quand les intempéries justifient le chômage temporaire, ce que vous payez encore vous-même, ce qui a changé en 2026, quelles formalités remplir et dans quels délais, ce qui diffère dans la construction et ce que coûte une erreur.
En résumé : le chômage temporaire pour intempéries est possible pour les ouvriers, pas pour les employés, lorsque le temps rend le travail impossible. L'ONEM paie 60 % de la rémunération moyenne plafonnée. Vous payez par jour de chômage un supplément d'au moins 2 €, et un supplément additionnel de 5,41 € par allocation, sauf si un fonds sectoriel ou une CCT en dispose autrement. Dans une semaine de cinq jours, un jour de chômage représente 1,2 allocation. Chaque mois, vous communiquez le premier jour de chômage à l'ONEM : une communication tardive ou anticipée vous coûte du salaire.
Quand recourir au chômage temporaire pour intempéries ?
Quand la pluie, le gel, la neige ou la chaleur rendent le travail impossible, et non quand ils le rendent seulement plus difficile ou moins rentable. Le temps doit en être la cause directe, et il s'agit toujours de journées complètes. Le régime s'applique aux ouvriers, aux intérimaires-ouvriers et aux apprentis-ouvriers en formation en alternance (article 50 de la loi relative aux contrats de travail ; ONEM, feuille info E26, ONEM, feuille info E29, consulté le 23 octobre 2026).
L'ONEM donne lui-même des exemples : le gel ou de fortes pluies qui rendent impossibles les travaux de maçonnerie ou de gros œuvre, ou la pluie qui empêche une entreprise de marquage routier de travailler sur une chaussée mouillée. Une très forte chaleur peut aussi, exceptionnellement, rendre le travail impossible. Si le temps n'est qu'une cause indirecte, par exemple parce que des matières premières ne sont pas livrées à temps, vous pouvez éventuellement demander une autre forme de chômage temporaire, comme la force majeure (ONEM, feuille info E26, consulté le 23 octobre 2026). Si vous faites malgré tout travailler dans des conditions qui compliquent le travail sans le rendre impossible, prenez les mesures de sécurité nécessaires. Si un accident survient malgré tout, il relève de votre assurance accidents du travail.
Pour qui est-ce exclu ?
Les employés en sont exclus : la suspension pour intempéries est une cause de suspension propre au contrat de travail d'ouvrier (SPF Emploi, consulté le 23 octobre 2026). Vous ne pouvez pas non plus mettre en chômage temporaire les étudiants jobistes qui suivent des études de plein exercice. Exception : juillet, août et septembre après la fin de leurs études, s'ils sont encore liés par un contrat d'occupation d'étudiant (ONEM, feuille info E26, consulté le 23 octobre 2026).
D'abord le repos compensatoire
Si un ouvrier a acquis des journées complètes de repos compensatoire par des heures supplémentaires, par du travail un dimanche ou un jour férié, ou dans un régime de travail flexible, il doit d'abord prendre ces jours. Ce n'est qu'ensuite que le chômage temporaire pour intempéries est possible. Les jours de réduction du temps de travail et le repos compensatoire de moins d'une journée complète ne doivent pas être pris d'abord (article 51bis de la loi relative aux contrats de travail ; ONEM, feuille info E26, consulté le 23 octobre 2026). Pour savoir comment se constitue le repos compensatoire, lisez notre article sur la rémunération des heures supplémentaires.
Que payez-vous pendant le chômage temporaire ?
Pour les jours de chômage eux-mêmes, vous ne payez pas de salaire, mais bien deux suppléments. L'ONEM verse à vos ouvriers une allocation de 60 % de leur rémunération moyenne plafonnée, sur laquelle un précompte professionnel de 26,75 % est retenu. En plus, vous payez par jour de chômage un supplément légal d'au moins 2 €, et par jour couvert par une allocation un supplément additionnel (article 51, § 8, et article 29 de la loi relative aux contrats de travail ; ONEM, feuille info E26, SPF Emploi, consulté le 23 octobre 2026).
Le supplément légal d'au moins 2 €
Pour chaque jour où un ouvrier ne travaille pas à cause des intempéries, vous payez un supplément d'au moins 2 € en plus de l'allocation. Cela vaut aussi pour le chômage économique et l'accident technique. Si une CCT rendue obligatoire met le supplément à charge d'un fonds de sécurité d'existence, c'est ce fonds qui paie (ONEM, feuille info E26, Securex, consulté le 23 octobre 2026).
Le supplément additionnel de 5,41 €
Depuis 2024, l'allocation s'élève à 60 % de la rémunération moyenne plafonnée au lieu de 65 %. En compensation, vous payez un supplément additionnel de 5,41 € par jour couvert par une allocation depuis le 1er septembre 2026 (SPF Emploi, Liantis, consulté le 23 octobre 2026). Le SPF Emploi compte le supplément par allocation.
Le nombre d'allocations par mois correspond au nombre d'heures de chômage temporaire du mois x 6, divisé par la durée hebdomadaire de travail. Un reste inférieur à 0,25 est ignoré, un reste de 0,25 à 0,75 devient 0,5, et à partir de 0,75 vous arrondissez à l'unité supérieure. Pour un travailleur à temps plein dans une semaine de cinq jours, un jour de chômage donne ainsi 1,2 allocation. Pour les travailleurs à temps partiel volontaire, le SPF Emploi calcule avec des demi-allocations, à 2,71 € par demi-allocation. Le jour à partir duquel vous payez le supplément dépend du salaire mensuel brut :
- Jusqu'à 4.284 € bruts par mois : dès le premier jour de chômage.
- Au-delà de 4.284 € : seulement à partir du 27e jour de chômage temporaire au cours de la même année civile chez le même employeur. Les jours de force majeure ne comptent pas.
Le supplément s'ajoute aux suppléments qui existent déjà en vertu de la loi, d'une CCT ou d'accords dans votre entreprise. Une CCT rendue obligatoire peut le mettre à charge d'un fonds sectoriel. Vous ne devez pas le payer si une CCT garantit à vos travailleurs un pourcentage de leur salaire qui rapporte au moins autant (SPF Emploi, consulté le 23 octobre 2026).
Le seuil de 4.284 € vaut aussi pour les travailleurs à temps partiel, sans recalcul. Si votre ouvrier est payé à l'heure, vous convertissez le salaire en salaire mensuel avec la formule salaire horaire x durée hebdomadaire de travail x 13 / 3 (même source). Selon Securex, le supplément est exonéré de cotisations ONSS mais soumis au précompte professionnel (Securex, consulté le 23 octobre 2026).
La prise en charge des suppléments par votre secteur figure dans les CCT de votre commission paritaire. Lisez aussi notre article sur les CCT et accords sectoriels.
Quand payez-vous malgré tout le salaire normal ?
Surtout dans quatre cas : vos ouvriers n'ont pas été prévenus à temps et se présentent malgré tout, le travail s'arrête en cours de journée, un jour férié tombe pendant la période de chômage, ou la suspension n'est pas valable. Une erreur dans la communication à l'ONEM coûte aussi du salaire. Dans la construction, le début et le déroulement de la journée suivent des règles propres. Ces deux points sont détaillés plus loin.
- Pas prévenus à temps. Hors construction, vous prévenez vos ouvriers à l'avance qu'ils ne doivent pas venir, de n'importe quelle manière : téléphone, SMS ou e-mail. S'ils se présentent malgré tout parce que vous ne les avez pas prévenus à temps, vous payez toute la journée (ONEM, feuille info E26, consulté le 23 octobre 2026).
- Le travail s'arrête en cours de journée. Vous devez alors le salaire journalier garanti pour cette journée. Pour les heures restantes, vous ne pouvez pas mettre vos ouvriers en chômage temporaire (même source).
- Jour férié pendant la période de chômage. Un jour férié légal ou un jour de remplacement qui tombe dans la période, vous le payez. Selon le nombre de jours de chômage temporaire dans l'année, vous pouvez obtenir une réduction de cotisations sociales pour un certain nombre de jours fériés (même source). Ce que vous devez régler pour les jours fériés de 2027 est expliqué dans notre article sur les jours fériés en 2027.
- Pas de suspension valable. Vous payez alors le salaire normal pour ces jours et vous remboursez à l'ONEM le montant brut des allocations indûment perçues. Vous pouvez retenir le montant net sur le salaire net (ONEM, feuille info E29, consulté le 23 octobre 2026).
Qu'est-ce qui a changé en 2026 ?
Trois choses. Le supplément additionnel suit l'indexation : 5,31 € depuis le 1er mars 2026 et 5,41 € par allocation depuis le 1er septembre 2026. Le seuil salarial qui détermine à partir de quel jour vous le payez est passé à 4.284 € le 1er janvier 2026 (SPF Emploi, consulté le 23 octobre 2026). Et depuis le 1er mars 2026, un travailleur doit s'inscrire comme demandeur d'emploi après 3 mois de chômage temporaire (ONEM, feuille info T50, ONEM, feuille info E29, consulté le 23 octobre 2026).
| 2025 | Octobre 2026 | |
|---|---|---|
| Supplément additionnel | 5,20 € (depuis le 1er février 2025) | 5,41 € (depuis le 1er septembre 2026 ; 5,31 € du 1er mars au 31 août 2026) |
| Seuil salarial pour le supplément dès le jour 1 | 4.155 € bruts par mois | 4.284 € bruts par mois (depuis le 1er janvier 2026) |
| Inscription comme demandeur d'emploi | dispense | obligatoire après 3 mois de chômage temporaire (depuis le 1er mars 2026) |
Sources pour 2025 : ONEM, feuille info E26 et Securex, consulté le 23 octobre 2026.
Cette inscription auprès du VDAB, d'Actiris, du Forem ou de l'ADG est une obligation du travailleur. Si le travailleur reprend complètement le travail pendant deux semaines consécutives, une nouvelle période de 3 mois commence (ONEM, feuille info E29, consulté le 23 octobre 2026). Le supplément et le seuil salarial sont indexés : vérifiez-les à chaque indexation et à chaque nouvelle année. Pour les jours antérieurs au 1er septembre 2026, un montant inférieur s'appliquait : 5,31 € du 1er mars au 31 août 2026, et 5,20 € auparavant (Acerta, Partena Professional, consulté le 25 octobre 2026).
Quelles formalités remplir, et dans quels délais ?
Chaque mois, vous communiquez électroniquement à l'ONEM, par ouvrier, le premier jour effectif de chômage. Vous le faites le jour même, le jour ouvrable précédent si vous êtes certain que le travail ne sera pas possible, ou au plus tard le jour ouvrable suivant. Au début d'un premier chômage, vous introduisez une DRS scénario 2, et après la fin de chaque mois une DRS scénario 5 (ONEM, feuille info E29, consulté le 23 octobre 2026).
- La communication mensuelle est envoyée au bureau du chômage de l'ONEM de votre siège d'exploitation, via le portail de la sécurité sociale ou en batch. Elle mentionne notamment le chantier, la nature des intempéries et la raison pour laquelle le travail est impossible.
- Le délai se compte en jours ouvrables : tous les jours sauf le dimanche, les jours fériés, les jours de remplacement et les jours de pont. Si le jour qui précède ou qui suit tombe un samedi, l'ONEM accepte le vendredi précédent ou le lundi suivant.
- Chaque mois à nouveau. Une communication vaut jusqu'à la fin du mois. Si les intempéries persistent, vous en envoyez une nouvelle au plus tard le deuxième jour ouvrable du nouveau mois.
- La DRS scénario 2 s'introduit au début du premier chômage temporaire du travailleur dans votre entreprise, après une interruption d'au moins 36 mois, après une modification du régime de travail ou lors du premier chômage après le 30 septembre.
- La DRS scénario 5 s'introduit après la fin du mois, avec le code 5.2 pour les intempéries. Le travailleur en reçoit une copie et complète lui-même la carte de contrôle électronique eC3.2 (ONEM, feuille info E29, consulté le 23 octobre 2026).
Votre secrétariat social peut remplir ces formalités pour vous, en tant que mandataire. Si vous travaillez avec des intérimaires-ouvriers, c'est le bureau d'intérim qui fait les communications et les DRS, avec le numéro d'entreprise de votre société (ONEM, feuille info E26, consulté le 23 octobre 2026). Pour en savoir plus sur cette répartition des rôles, lisez notre article sur le travail intérimaire en Belgique.
Communication anticipée ou tardive
Ne tournons pas autour du pot : ici, une erreur coûte de l'argent. Si vous n'envoyez pas la communication, ou si vous l'envoyez trop tôt, plus d'un jour ouvrable avant le premier jour de chômage, le travailleur ne reçoit pas d'allocation pour ce mois. Vous payez alors le salaire normal pour les 7 premiers jours de suspension, et une rémunération plafonnée pour le reste du mois.
Une communication est tardive si elle intervient plus d'un jour ouvrable après le premier jour de chômage. L'ONEM n'accepte alors le chômage qu'à partir du jour ouvrable qui précède l'envoi. Vous ne payez vous-même que les jours antérieurs à cette date : les 7 premiers au salaire normal, les jours suivants éventuels à une rémunération plafonnée (article 50 de la loi relative aux contrats de travail ; ONEM, feuille info E29, consulté le 24 octobre 2026).
Qu'est-ce qui change dans la construction ?
Dans la construction (CP 124), des règles propres s'appliquent. Pour les intérimaires, ce n'est possible que s'ils ont été engagés en remplacement d'ouvriers en incapacité de travail ou à la suite d'une augmentation temporaire du travail. Si un ouvrier constate à son arrivée sur le chantier que le temps rend le travail impossible, il n'a pas droit au salaire et la journée peut encore être prise en chômage temporaire. L'ouvrier peut cumuler l'indemnité de mobilité de cette journée avec l'allocation. Si le travail a pu commencer, l'ouvrier a droit au salaire de toute la journée (ONEM, feuille info E29, ONEM, feuille info T79, consulté le 23 octobre 2026).
Pour les heures que le temps rend ensuite impossibles, vous pouvez ne payer vous-même que la moitié du salaire normal si le Fonds de sécurité d'existence des ouvriers de la construction verse le complément, via les timbres intempéries (articles 1bis et 2 de l'arrêté royal du 16 décembre 1981, consulté le 23 octobre 2026). Ce paiement réduit de moitié n'est possible que dans les entreprises de construction dont l'activité figure dans la liste de l'article 1 de cet arrêté, notamment le gros œuvre, les terrassements, les travaux de voirie et de couverture. Selon le SPF Emploi, il ne vaut pas pour les travaux de carrelage, de plâtrage, de plafonnage et de finition, comme la menuiserie, le chauffage central et le sanitaire (SPF Emploi, fiche CP 124, dernière adaptation le 5 février 2019). Dans ces entreprises, vous payez le salaire complet pour une journée entamée (article 27 de la loi relative aux contrats de travail).
La carte de contrôle dès le premier jour
Dans la construction, chaque ouvrier complète la carte de contrôle eC3.2 dès le premier jour du mois, même s'il n'y a pas de chômage temporaire. Au départ vers le chantier, l'ouvrier n'indique pas encore la journée comme jour de travail. S'il ne peut pas commencer à son arrivée, la journée reste vierge sur l'eC3.2. L'ouvrier n'envoie la carte que s'il y a eu du chômage temporaire ce mois-là (ONEM, feuille info T79, consulté le 23 octobre 2026).
Les formations hivernales
Du 1er décembre au 31 mars inclus, un ouvrier de la CP 124 peut suivre une formation hivernale programmée de 4 semaines au maximum avec des allocations pour intempéries. Cela ne vaut pas pour les intérimaires, qui relèvent de la CP 322. Seules les journées complètes comptent, et le repos compensatoire acquis passe avant (ONEM, feuille info E29, consulté le 23 octobre 2026). Selon Embuild, l'ouvrier suit cette formation quelles que soient les conditions météo, et Constructiv intervient financièrement (Embuild, consulté le 23 octobre 2026).
C'est le Fonds de sécurité d'existence de la construction, ou vous, qui payez les suppléments en cas de chômage temporaire, selon les CCT rendues obligatoires de la CP 124. La loi permet en effet qu'une telle CCT mette le supplément à charge du fonds (article 51, § 8, de la loi relative aux contrats de travail). Renseignez-vous sur les conditions et les délais auprès de Constructiv ou de votre secrétariat social.
Que coûte une semaine de gel en pratique ?
Cela dépend surtout de la rapidité avec laquelle vous avertissez l'ONEM. Avec une communication correcte, vous ne payez que les deux suppléments, plus un éventuel jour férié. Avec une communication tardive, vous payez vous-même le salaire normal des jours antérieurs à la date que l'ONEM accepte. L'exemple ci-dessous compare les deux situations.
Exemple de calcul : du gel la semaine de Noël
Hypothèses : un ouvrier à temps plein hors construction, 38 heures par semaine réparties sur cinq jours de 7,6 heures, avec un salaire mensuel brut inférieur à 4.284 € et un salaire journalier brut de 140 €. Aucun fonds sectoriel ne prend les suppléments en charge, et aucune CCT ne prévoit de supplément complémentaire. Il gèle du lundi 21 au jeudi 24 décembre 2026 inclus. Vous prévenez l'ouvrier le lundi matin, avant le travail.
| Poste | Communication le lundi (à temps) | Communication le mercredi seulement (tardive) |
|---|---|---|
| Salaire normal du lundi 21 décembre | 0 € | 140 € |
| Supplément légal de 2 € par jour de chômage | 4 x 2 € = 8 € | 3 x 2 € = 6 € |
| Supplément additionnel de 5,41 € par allocation | 5 x 5,41 € = 27,05 € | 3,5 x 5,41 € = 18,94 € |
| Total à charge de l'employeur | 35,05 € | 164,94 € |
Avec la communication tardive du mercredi, l'ONEM accepte le chômage à partir du mardi, le jour ouvrable qui précède l'envoi. Le lundi est donc à votre charge.
Le supplément se compte par allocation : quatre jours de chômage font 30,4 heures, et 30,4 x 6 / 38 donne 4,8, arrondi à 5 allocations. Trois jours donnent 22,8 x 6 / 38 = 3,6, arrondi à 3,5 (SPF Emploi, consulté le 23 octobre 2026).
Noël, le vendredi 25 décembre, vous le payez de toute façon comme jour férié, indépendamment du gel : ce salaire de jour férié ne figure donc pas dans le tableau. Tous les montants sont bruts et hors cotisations patronales. L'allocation de l'ONEM elle-même n'est pas à charge de l'employeur. Pour passer du salaire brut à votre coût salarial total, lisez notre article sur le calcul du coût salarial.
Comment vous préparer à l'hiver ?
Commencez avant le premier gel. L'exemple de calcul le montre : une communication tardive coûte plus cher que le gel lui-même. Il en va de même d'un ouvrier qui n'a pas été prévenu et se présente malgré tout. Avec ces cinq étapes, vous fixez les règles avec votre secrétariat social.
Étape 1. Convenez de la façon dont vous prévenez vos ouvriers en cas d'intempéries et de reprise du travail, et de qui s'en charge. Dès que le temps le permet, vous devez les prévenir de la reprise du travail (ONEM, feuille info E26, consulté le 23 octobre 2026). Acerta conseille d'inscrire cette procédure dans votre règlement de travail (Acerta, consulté le 23 octobre 2026).
Étape 2. Vérifiez dans votre CCT sectorielle si un fonds prend les suppléments en charge, et s'il existe un supplément complémentaire.
Étape 3. Déterminez qui fait la communication mensuelle et les DRS : vous ou votre secrétariat social, et pour quand.
Étape 4. Faites d'abord prendre le repos compensatoire acquis, et planifiez vos chantiers et votre personnel de façon à pouvoir les déplacer. Vous trouverez des conseils pour un planning flexible dans notre article sur les pics imprévus.
Étape 5. Comptez, pour chaque ouvrier, les jours : les 26 jours pour le supplément au-delà de 4.284 € et les 3 mois pour l'inscription comme demandeur d'emploi. Ce que le travail saisonnier signifie par ailleurs pour votre coût salarial est expliqué dans notre article sur les coûts payroll en emploi saisonnier.
Ce que l'employeur doit retenir
- Uniquement pour les ouvriers, et uniquement si le travail est impossible : plus difficile ou moins rentable ne suffit pas, et il s'agit de journées complètes.
- Vous payez au moins 2 € par jour de chômage et 5,41 € par allocation, au-delà de 4.284 € bruts seulement à partir du 27e jour, sauf si un fonds sectoriel ou une CCT en dispose autrement.
- La communication mensuelle est le cœur du dispositif : une communication anticipée ou absente vous coûte le salaire normal des 7 premiers jours de suspension, puis une rémunération plafonnée jusqu'à la fin du mois. Une communication tardive vous coûte le salaire des jours antérieurs à la date que l'ONEM accepte.
- Vous payez les jours fériés qui tombent pendant la période de chômage, comme une journée où le travail ne s'arrête qu'en cours de journée. Dans une partie de la construction, le fonds prend en charge une partie de cette journée.
Comment Recruit vous aide
Le chômage temporaire pour intempéries demande un traitement salarial correct, justement quand le temps bouscule votre planning.
Avec Recruit :
- Calcul salarial conforme - Salaire aligné sur votre commission paritaire et la législation en vigueur
- Personnel flexible correctement rémunéré - Étudiants, flexi-jobistes et collaborateurs temporaires, chacun selon son statut
- Dimona et documents sociaux - Déclaration immédiate de l'emploi et documents conservés
- Application de pointage - Vos collaborateurs pointent à l'entrée et à la sortie via l'application de pointage, pour que vous voyiez chaque jour qui a travaillé
- Chômage temporaire réglé - Si vous travaillez avec des ouvriers de Recruit, c'est nous qui, en tant que bureau d'intérim agréé, faisons la communication mensuelle à l'ONEM et les DRS. Vous nous signalez simplement quand le travail est à l'arrêt
- Support personnel - En semaine de 9 h à 17 h, et en cas de priorité, directement un account manager personnel au bout du fil
Essayez Recruit ou contactez nos experts RH pour un conseil sur mesure.
Questions fréquentes
Un employé peut-il être en chômage pour intempéries ?
Non. Le chômage temporaire pour intempéries est réservé aux ouvriers, aux intérimaires-ouvriers et aux apprentis-ouvriers en formation en alternance (ONEM, feuille info E26, SPF Emploi, consulté le 23 octobre 2026).
Puis-je mettre quelqu'un en chômage une demi-journée ?
Non. Il s'agit de journées complètes. Si le travail s'arrête en cours de journée, vous payez hors construction le salaire journalier garanti. Dans la construction, l'ouvrier a droit au salaire de toute la journée. Ce n'est que dans les entreprises de construction visées par l'arrêté royal du 16 décembre 1981, pas dans le parachèvement, que vous pouvez payer la moitié pour les heures non prestées si le Fonds de sécurité d'existence verse le complément (ONEM, feuille info E26, arrêté royal du 16 décembre 1981, consulté le 23 octobre 2026).
Et si les intempéries durent jusqu'au mois suivant ?
Vous envoyez alors une nouvelle communication du premier jour de chômage, au plus tard le deuxième jour ouvrable de ce mois. Une communication ne vaut qu'un mois, jusqu'au dernier jour calendrier du mois (ONEM, feuille info E26, ONEM, feuille info E29, consulté le 23 octobre 2026).
Que doit faire le travailleur lui-même ?
Lors du premier chômage temporaire, le travailleur demande les allocations avec un formulaire C3.2-TRAVAILLEUR auprès de son organisme de paiement (FGTB, CSC, CAPAC ou SYNOVA). Ensuite, il complète la carte de contrôle électronique eC3.2 et l'introduit à la fin du mois auprès de cet organisme de paiement. Depuis le 1er mars 2026, il s'inscrit comme demandeur d'emploi après 3 mois de chômage temporaire (ONEM, feuille info E26, ONEM, feuille info T50, ONEM, feuille info E29, consulté le 23 octobre 2026).
Les informations contenues dans cet article sont purement informatives et ne remplacent pas un conseil juridique professionnel. La législation du travail évolue régulièrement. Consultez toujours la législation en vigueur ou contactez un expert RH pour un conseil adapté à votre situation.